Conférence : Hubert Robert et la fabrique des jardins

Date : le 20 mai 2017 à 19h00
Conférencier : Gabriel Wick
Lieu : Le lieu de cette causerie sera communiqué ultérieurement,

S’il est l’un des plus célèbres, voire le plus célèbre « peintre de ruines », Hubert Robert (1733-1808) fut aussi concepteur de « ruines » et autres embellissements et monuments pour les jardins aristocratiques. Commissaire de l’exposition Hubert Robert et la fabrique des jardins qui se tiendra au château de La Roche-Guyon à l’automne 2017, Gabriel Wick nous fera voyager dans l’univers esthétique des jardins aristocratiques du siècle des Lumières.

Hubert Robert, Le Pont rustique du château de Méréville © Minneapolis Institute of Art

Hubert Robert, Le Pont rustique du château de Méréville © Minneapolis Institute of Art

Si quelques récits de ses contemporains témoignent de l’activité d’Hubert Robert en tant que concepteur des jardins, la nature de ses interventions pour ses amis et mécènes reste largement inconnue. Il est d’autant plus difficile de discerner son rôle dans la composition de vues ou de fabriques qu’il ne reste aujourd’hui que peu de fragments des jardins sur lesquels il aurait travaillé et qu’aucun plan ou dessin d’exécution de sa main n’a pu être trouvé.

Cependant, grâce à certains éléments en notre possession (inventaires, descriptions contemporaines, représentations cartographiques ou dessins et tableaux de sa main), nous sommes en mesure de reconstituer des sites sur lesquels Hubert Robert aurait travaillé. Cette intervention présente les dernières recherches effectuées sur quatre paysages peu connus composés sous l’influence du peintre : le château de La Roche-Guyon, le parc de Betz, l’Elysée de Mauperthuis et le parc de Méréville.

Ces découvertes permettent de mieux comprendre un aspect peu connu de l’œuvre de cet artiste et de mieux cerner la nature de ses collaborations, aussi bien avec des architectes et des sculpteurs qu’avec ses clients. En effet, considérée dans un contexte social et politique, la composition de paysage devint, à partir des années 1770, une pratique distinctive des aristocrates éclairés, qui leur permettait d’exprimer une vision personnelle, reflétant leur sensibilité, leur raffinement et leur sophistication.

Gabriel Wick

Gabriel Wick

Né en Angleterre en 1977, Gabriel Wick étudie le paysagisme à l’Université de Californie, Berkeley. Il s’installe à Paris en 2006 puis il suit deux ans plus tard le Master professionnel « Jardins historiques, patrimoine et paysage » de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles, sous la direction de Monique Mosser. Il est aujourd’hui doctorant en histoire à l’Université de Londres – Queen Mary. Il est l’auteur d’Un Paysage des Lumières : le jardin anglais du château de La Roche-Guyon (Paris, Artlys, 2014) et co-éditeur, avec Françoise Brissard de Une Maison de Plaisance au dix-huitième siècle : l’hôtel de Noailles à Saint-Germain-en-Laye (Paris, Artlys, 2016). Il enseigne également l’histoire de l’art et de l’architecture à l’Université américaine de Paris et à Parsons / The New School – Paris.

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