Charles VI, un roi à réhabiliter

26 septembre 2011

Maître Bernard Lyonnet, auteur d’un « Charles VI le Fol » aux éditions Héritage architectural et Bruno Nardeux, professeur d’Histoire au lycée Franklin à Paris ont évoqué, samedi 24 septembre, devant près de 80 personnes rassemblées dans la salle du Bailliage de l’Hôtel de Ville, ce grand et long règne de Charles VI, trop rapidement condamné.

La bataille d'Azincourt

Un désastre militaire – Azincourt – sans équivalent pour tout le Moyen Âge, une reine – Isabeau de Bavière – célèbre pour ses infidélités et sa cupidité, un roi privé de raison au point de léguer, à la fin de sa vie, le royaume de France à son pire ennemi le roi d’Angleterre Henri V, non assurément le temps de Charles VI (1368 – 1422) n’a pas bonne réputation.

Et pourtant, gardons-nous de juger trop vite. La désastreuse fin de règne de Charles le Fou ne doit pas occulter l’énergique redressement des années 1380-1400, le souci de la bonne gestion du royaume de France et l’étonnant rayonnement intellectuel et artistique au seuil du XVe siècle.

Le couronnement de Charles VI

Le couronnement de Charles VI

L’occasion a été donnée également à Bruno Nardeux de faire surgir dans l’entourage immédiat de Charles VI quelques grands officiers de la couronne : un Grand Veneur, un Grand Maître des forêts du royaume, un Grand Écuyer, en plus d’un Marmouset, Pierre le Bègue de Villaines, dont l’Histoire a oublié qu’ils étaient aussi et, peut-être même avant tout,  « Lyonsais ».